Origine des éléments

Venez incarner un être dans un monde qui fut autrefois ravagé par les éléments.
 
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 Isilud, l'Ombre des Plaines

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Isilud

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Messages : 43

Statut en Aetheria
Age du personnage: 29 ans
Pouvoir: Modeler la terre et ses composants
Argent (en Eriah): 0

MessageSujet: Isilud, l'Ombre des Plaines   Sam 14 Avr - 15:36

Prénom (& nom) : Isilud
Sexe : Masculin
Âge du personnage : 29 ans
Élément : Terre

Description du pouvoir :


Modeler la terre et ses composant. Avec une nette préférence pour l'acier.

Histoire du personnage :


Isilud a grandit paisiblement dans une maison au cœur d'Elirion, la capitale du peuple de la terre. Un logement perdu parmi les autres, sans rien de particulier a offrir si ce n'était la chaleur d'un foyer stable et la bonté naturelle de ses occupants. Et de la générosité, le père d'Isilud en avait a revendre. D'après ce qu'il avait compris, son travail était d'aider les gens. Enfin, quelque chose dans ce genre là. D'ailleurs, pas un jour ne passait sans que le jeune homme n'entende frapper à la porte l'une des nombreuses personnes qui avaient reçues son aide, et c'était souvent lui, du haut de ses 12 ans, qui était chargé de réceptionner les dons apportés, les déposants invariablement près de leur cheminée.

"Invariablement". Un mot qui convient d'ailleurs tout a fait à la vie que menait le jeune homme. Les journées passaient avec une lenteur stupéfiante, emplies d'une détestable monotonie. Isilud rencontrait tout les jours les mêmes personnes, parcourait les mêmes rues, suivait les mêmes rituels. En une année de sa vie, il avait vu autant de la ville que pendant les seize autres qui avaient suivies.
Une partie de lui semblait morte, ensevelie sous le poids des habitudes, et il ne songeait même pas qu'il pourrait en être autrement... Pourtant il ressentait une envie sourde de faire autre chose. Une envie qu'il n'arrivait pas à décrire et qui le maintenait éveillé parfois des nuits entières. Peu à peu, la vie perdait de ses couleurs. Les jeux d'enfants qu'il affectait d'apprécier encore devenaient un calvaire et son crâne ne cessait de le marteler d'une unique question.

*****

"Pourquoi ?"


Ce murmure traversa ses lèvres, à peine audible. En face de lui se chamaillaient deux autres enfants avec lesquels il passait ses journées, encouragés par une marée grouillante de spectateurs bruyants. Avec souplesse, il disparut dans une ruelle attenante, laissant ses camarades loin derrière lui. Isilud ferma les yeux d'un air désespéré. Pouvait-il encore seulement les considérer ainsi ? Aucun d'entre eux ne pouvait être considéré comme un ami, et ils restaient pour lui comme une présence ténue que la vie lui avait imposé. Il se sentait seul, même en leur compagnie. Le jeune homme rentra chez lui avec ce sentiment âcre coincé dans la gorge. Son regard parcourut rapidement la pièce dans laquelle lui et son père vivaient. Le vieux n'était pas là, comme à son habitude. Isilud passa sa main dans ses cheveux sombres en se demandant ce qu'il était venu faire ici, ou plutôt en se demandant ce qu'il pourrait faire d'autre. Avec un bond disgracieux, il se jeta sur le lit et croisa ses bras derrière la tête. Le matelas bougea à peine sous son poids, il fallait dire qu'il n'était pas bien épais pour son âge. Cette nouvelle pensée le fit soupirer.
C'est ce moment que choisit Kaïn pour rentrer. Ses grand yeux surpris laissèrent place à un sourire.

"Déjà rentré ? Il y a de l'animation dehors, tes amis se disputent pour je-ne-sais-quoi."


Le vieil homme déposa sa cape dans un coin et s'approcha de lui en avisant son mutisme soudain :

"Un problème dont tu veux parler ?"


"Ce n'est pas vraiment un problème mais..."


Il chercha un moment ses mots, ne sachant pas comment exprimer ce qu'il ressentait.

"Je me sens vide. Mes "amis" comme tu les appelles, m'inspirent une profonde déception par leur immaturité et cette ville me répugne elle aussi."


Son père claqua la langue d'un air frustré. Isilud fixa son regard sur le plafond pour ne pas croiser celui, emplit de déception, de l'homme qui l'avait élevé. Il ne regrettait pas les paroles qu'il avait dites, mais il savait que c'était dur pour lui qui était proche du reste de la population.

"Je vois..."


Kaïn sortit de sa poche un pendentif représentant l'arbre qui poussait au centre de la cité, loin au dessus d'eux. C'était la première fois que le jeune homme voyait cette marque distinctive, aussi avait-il du mal à prendre la pleine mesure de ce qu'elle représentait.

"C'est le chêne d'Elirion."


Son père sourit.

"En effet, mais c'est aussi le symbole du Gardien des Plaines de la Terre."


La révélation plongea pendant plusieurs secondes Isilud en stase. Il avait du mal a croire que son père soit un personnage d'une telle importance. Un des gardiens de l'Unité, rien que ça. Mais cela lui permettait de comprendre pourquoi il était aussi peu présent, ainsi que de savoir pourquoi on lui apportait de la sorte toute sorte de dons.

"Et un jour, ce pendentif, et toute ses responsabilités, te reviendront."


A ces mots, le jeune homme bondit de surprise. Cela faisait beaucoup d'information tout d'un coup.

"Il y a là dehors... Tout un peuple qui compte sur moi. Et c'est mon devoir, et le tiens plus tard, de les protéger."


Isilud hocha la tête pour montrer qu'il avait compris. Mais ce n'était pas la vie qu'il souhaitait. Un déclic se fit sentir en lui. Et il sut. Il sut qu'il ne voulait pas rester dans cette cité jusqu'à la fin de ses jours, qu'il avait besoin de voyager, de voir d'autres personnes, plus simplement, de vivre une autre vie.

"Je veux partir. J'ai besoin... De partir."


Cette phrase sortit de sa bouche avant même qu'il eu conscience de la prononcer. Cette fois ci, c'est son père qui perdit ses mots. Kaïn ne put que regarder son fils unique se lever et se diriger vers la porte d'un pas sûr. Si il le laissait partir, il ne le reverrait plus, il en était convaincu.

"Tu vas rester ici !"


Une vague de fureur déforma les traits de l'homme qui se leva à son tour, faisant surgir devant la porte un mur de terre épaisse. Cet événement inattendu fit déborder tout le stress qu'Isilud avait contenu toute ces années. Le mur vola en éclat, échappant au contrôle de son propriétaire, et le sol sous ses pieds se déforma. Bientôt, Kaïn fut maintenu les pieds dans le sol, incapable de se libérer. Le combat continua une bonne minute, le père tentant d'échapper sans succès de l'entrave de son fils. La volonté de Kaïn frappait sans relâche celle d'Isilud qui ne faiblissait pas, puis il baissa la tête vaincu.

"Je reviendrais chercher le pendentif quand tu ne seras plus capable de le porter."


Sans rien ajouter de plus, le jeune homme s'enfuit. Traversant la ville avec célérité pour finalement poser son premier pas sur les chemins de sa nouvelle vie.

*****

Douze années plus tard, Isilud revint à Elirion. Un pressentiment l'avait guidé, et il retrouva avec une certaine joie la cité qu'il avait fuit. Son regard brillait d'une énergie nouvelle, ses muscles s'étaient développés et il avait acquis une certaine sagesse de son voyage. L'homme sourit en arrivant devant la maison ou il avait grandit. Son père était là, il le sentait. Et le temps était compté.
D'un pas calme, il se présenta au chevet de son père, congédiant d'un geste ceux qui étaient dans la pièce. Son regard ne lâchait pas celui de Kaïn qui lui sourit à son tour.

"Je suis revenu tenir ma promesse."


"Je sais..."


La voix du vieil homme, autrefois forte, n'était plus qu'un murmure.

"Dépêche toi... Je t'ai assez attendu."

Il essaya de rire, mais sa voix crissa atrocement avant de s'étrangler. Isilud se saisit du pendentif que son père tenait et le passa autour de son cou avant de s'agenouiller devant lui.

"Je suis désolé..."


Son père ne bougeait déjà plus. Mort au moment où il lui avait conféré ses responsabilités. Isilud se leva et sortit sans un mot, s’arrêtant devant les curieux qui étaient venus assister au décès de leur gardien. Le jeune homme soupira discrètement avant de prendre la parole :

"Je ne suis pas comme mon père. Je ne pourrais pas vous aider comme lui l'avait fait. Mais j'aimerais que vous sachiez... Que vous pouvez compter sur moi quand vous en aurez vraiment besoin."


Il s'arrêta un moment avant de poursuivre.

"Cette cité à les moyens de se gérer seule, mon père n'était là qu'en tant que représentant de son peuple, et c'est cette tâche qui me reviens à présent. Cependant, je ne suis pas un philanthrope comme lui, alors oubliez moi si il s'agit de régler des problèmes que vous pouvez faire vous même."


Pas de long discours. Son père était mort comme il avait vécu, dans la simplicité, et c'était sans aucun doute mieux ainsi.
Isilud descendit les marches qui menaient chez lui et ressortit de la ville. Il reviendrait quand le peuple en aurait besoin. Plus que jamais, il eu l'impression d'avoir trouvé sa place, en tant que Gardien des Plaines, mais aussi en tant que Gardien de l'Unité.

Aujourd'hui encore, Isilud est un voyageur solitaire, traversant les terres en aidant ceux qui en ont besoin. Sa liberté acquise a aussi fait naître en lui une joie de vivre qu'il aime communiquer a ceux dont il se sent proche.

________________

Code : Je peux très bien me valider moi même.
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